Samstag, 24. März 2012

L'image du weekend


Samedi, 4 février 2012


Salle de répetition à Gambidi


Et voilà : 32 degrés.

Avons bouclé hier la deuxième semaine de répétitions. Pour la scénographie et pour les répétitions, nous avons à présent à notre disposition trois éléments mobiles et deux bancs. En outre, notre magasin d´accessoires est équipé de deux chemises militaires, cinq chemises civiles, diverses robes de femme, des bijoux, quelques hauts-talons, une perruque, trois ceintures – le tout Importation Brockenhaus Wiedikon. À partir de lundi, nous aurons, pour les répétitions, quelques fusils (en bois) du magasin d´accessoires du CITO. Et commande a été passée de 28 roulettes avec vis et tout-tout-et-tout.
Concernant les titres qui ont été proposés jusqu´à ce jour, l´administration du CITO a opposé son veto. Les propositions faites par notre troupes seraient trop vulgaires, sinon même obscènes. Si nous avions utilisé le mot Vagin dans le titre, cela attirerait en outre le mauvais public. Ouais. Nos jeunes comédiens font montre de compréhension et trouvent que cela fait quand même un peu dépassé. Petits problèmes de générations partout. À ce sujet, je me suis permis une réflexion sur le mauvais public ; j´ai trop chaud pour plusieurs.
Peut-être que le mauvais public serait en fait le bon, et peut-être que le bon public serait justement le mauvais? Toute nouvelle proposition, de Monsieur le Directeur : Sevrage. Grève du sexe, privation de sexe… On verra.

En route vers Koudougou - Bazoulé
Après le boulot, le plaisir. Samedi, pas trop-trop tôt. Nous sommes en route. Nous allons admirer et nourrir les crocodiles (avec des proies vivantes, s´entend), et nous nous faisons présenter les crocodiles sacrés de Bazoulé. Ce qui, à première vue, ressemble à un superbe piège à touristes (et en est quand même un), s´avère être, à y regarder de plus près, une des rares initiatives privées dont profite tout un village. Qui peut, avec les nombreux dinosaures du marigot, s´offrir une école et un minimum de prestations vieillesse – c´est-à-dire que quand ça chauffe vraiment, le chef de village achète du riz pour les vieux et les personnes démunies. Le chef de village a longtemps été contre un développement du tourisme, parce qu´il craignait que ses communaux ne se transforment en ces drôles de Nassaras (de Blancs). 


Le metteur en scéne
Le succès ou mieux : les rentrées d´argent l´ont amené à réviser sa position. Le concept est simple. Un marigot, des tourites (locaux, beaucoup d´ONG) et des bus entiers de classes (d´écoles privées quand même), qui achètent des poulets (autrefois c´étaient des grenouilles), et quelques guides, qui attirent les crocos sur la terre ferme à l´aide des poulets quelque peu (quand même) affolés. Là, tout ceux qui ont payé pour un poulet, peuvent poser les pieds sur le croco ou même s´asseoir dessus et, finalement, l´attraper par la queue. Un porte-bonheur pour qui ose. Encore des questions ? Puis le poulet s´agite devant la gueule de croco et allez hop : un grand bond, imposant, deux-trois claquements de mâchoires, et notre poulet à 2 Francs suisses et 20 centimes appartient au passé.


Allez!





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